Où en est le projet ?

Naissance du projet
2016 : Montcel est sollicitée par des développeurs privés pour développer un parc éolien. Suite à une réunion publique, des citoyens de Montcel se regroupent avec la commune pour porter par eux-mêmes un projet éolien citoyen, inspirés par le modèle d’Énergies citoyennes en Pays de Vilaine en Bretagne. L’association Montcel Durable est née.

Phase de faisabilité
2017 : premier zonage des sites potentiels, à partir des contraintes facilement identifiables (distance réglementaire aux habitations > 500 mètres, servitudes aéronautiques, radar météo, …). Un potentiel de développement éolien est identifié sur plusieurs sites.

Lors de cette étude, un potentiel a été également mis en évidence sur la commune de Saint-Hilaire-la-Croix.

La DREAL a remis à jour cet état des lieux récemment, venant conforter ces analyses. Au total, le gisement potentiel sur les 2 communes est de près de 20 éoliennes. Sans projet citoyen, un tel gisement aurait pu être exploité par un développeur.
Fin 2017, suite à une réunion publique, la commune de Saint-Hilaire-la-Croix rejoint le projet citoyen.

2018 : à la suite de l’analyse des contraintes, 2 sites sont retenus :
Les Côtes à Montcel et Saint-Hilaire-la-Croix (voir carte), et les Girouettes à Montcel. Ils présentent à ce stade le meilleur compromis en termes d’emplacement, de contraintes aéronautiques (couloirs aériens), télécommunications (radar météo de Saint-Rémy-de-Blot), raccordement (accès au poste source d’Aigueperse), potentiel de vent, … Le projet présente alors un potentiel de 10 éoliennes, 6 aux Côtes et 4 aux Girouettes.

Phase de mesure du vent et des états initiaux
2019 : un mât de mesure de vent est installé en juin sur le site des Girouettes pour une campagne d’une année complète de mesure. Cette étape est indispensable pour évaluer le potentiel éolien réel. C’est également le démarrage des études des états initiaux, réalisées par des bureaux d’études : milieu naturel, patrimoine et paysage, milieu physique, milieu humain. On peut citer, par exemple, l’inventaire des espèces animales et végétales sur une année complète, l’analyse du contexte paysager jusqu’à 30 km autour… Malgré des coûts plus importants, l’association a choisi des bureaux d’études locaux et réputés pour la qualité et l’exhaustivité de leur diagnostic.

2020 : les mesures de vent confirment le potentiel éolien, proche du taux de charge moyen en France de 25%, (environ 2200 heures par an en équivalent pleine puissance). L’étude permet également de confirmer que le projet doit s’orienter sur des machines à grande voilure, c’est-à-dire présentant un diamètre de pales important et une vitesse de rotation plus lente, adaptées aux régimes de vent locaux.

2021 : la synthèse des états initiaux est présentée à l’association par les bureaux d’études. Les principaux enseignements figurent page suivante.

2022 : en janvier, le mât de mesure est déplacé sur le site des Côtes. Bien que relativement proche du site des Girouettes, le relief est assez différent, l’étude de vent sur un an est donc nécessaire. À ce stade, le potentiel de vent paraît alors plus important sur ce site, mais l’analyse du vent sur une année entière permettra de conforter ce constat. D’autre part, à l’été 2022, deux géobiologues ont étudié les zones d’implantation et émis des recommandations (étude non requise au niveau réglementaire). Une étude supplémentaire a été réalisée à l’automne pour évaluer la sensibilité aux vibrations générées par les travaux à l’explosif de la carrière située à proximité. Elle conclut à une absence d’impact sur les limites d’exploitation de la carrière en recourant, si nécessaire, à une réduction des charges explosives pour les tirs les plus proches.
Enfin, l’étude des risques de perturbation du radar météorologique de Saint-Rémy-de-Blot conclut à une absence d’impact.

Synthèse des états initiaux

Milieu naturel : le bureau d’étude local choisi se base sur un nombre important de passages pour le décompte des espèces présentes.
• sensibilités notables sur le site des Girouettes liées à la présence de nids de milans noirs et de chauve-souris, la zone boisée étant propice à leur développement.
• sensibilités moindres sur le site des Côtes : le flux de milans noirs est plus faible.
Des plans de bridage pourront être envisagés en période migratoire.

Paysager : il est recommandé de limiter les effets de dominance et d’encerclement.

Milieu physique : l’analyse montre des niveaux de sensibilité faibles en phase d’exploitation.

Milieu humain : l’analyse montre des niveaux de sensibilité nuls aux Girouettes et faibles à modérés aux Côtes.

Acoustique : un état initial des niveaux sonores a été réalisé sur un mois dans chacun des lieux de vie les plus près des zones d’implantation.
Cet état initial servira de base au calcul des niveaux sonores.

Suite à ces états initiaux, pour respecter l’ensemble des contraintes, le nombre d’éoliennes est revu à la baisse ;
des scénarii allant de 4 à 6 éoliennes sont alors proposés.

Retour des services de l’État
2023 : Depuis le lancement du projet de parc éolien, Montcel Durable a eu à cœur d’associer les services de l’Etat. En mars 2023, l’association a notamment sollicité l’appui des services de l’Etat dans le choix d’une variante d’implantation.

  • Au vu des enjeux paysagers et naturalistes (milan noir, chiroptères), seule l’implantation d’une éolienne associée à un plan de bridage ambitieux apparait envisageable selon la DREAL pour la zone des Girouettes
  • Concernant le site des Côtes, sur un plan paysager, une limite de quatre éoliennes est à privilégier pour éviter l’effet d’encerclement. Également, afin de limiter l’impact sur l’avifaune et les chiroptères, la DREAL préconise une implantation à 3 éoliennes

Celle-ci nous a également fait savoir que l’autorisation environnementale parait envisageable à ce stade.

Lors du comité de pilotage du 14 novembre 2023, les adhérents de Montcel Durable ont pris les décisions suivantes :

  • Renoncer à l’implantation d’éoliennes sur le site des Girouettes : en effet, par sa proximité à la zone boisée et à la faune recensée, l’implantation d’éolienne sur ce site nécessiterait d’importantes mesures de réduction et de compensation. L’équilibre bénéfices/impacts n’étant pas assuré pour l’environnement et la viabilité du projet avec l’implantation d’une seule éolienne, le Comité de Pilotage a décidé de renoncer à ce site.
  • Valider une implantation à 3 éoliennes sur le site des Côtes : le Comité de pilotage a décidé de se conformer aux préconisations de la DREAL, cette implantation permettant d’être encadrée par des mesures appropriées et de pleinement mettre en œuvre la démarche “éviter, réduire, compenser” (ERC).

Phase d’étude d’impact
2023/24 : au cours de cette étape, les impacts de l’implantation définitive vont être analysés par les bureaux d’études, qui émettront des recommandations. L’implantation, ainsi que les mesures de réduction ou de compensation, seront alors affinées en vue du dépôt de la Demande d’Autorisation Environnementale auprès des services de l’Etat.

Implantations

Les éoliennes ont toutes un gabarit similaire de 180 à 200 mètres maximum en bout de pales.

Carte de l’implantation étudiée en phase finale

Quelle production électrique cela représenterait-il ? Une éolienne de ce type présente une puissance nominale de 3,9 mégawatts (MW) selon le modèle. Avec un fonctionnement de 2200 heures en équivalent pleine puissance par an, un parc de 3 éoliennes produirait alors une énergie électrique de 22,8 GWh par an, soit la consommation de plus de 9 900 foyers ( 2 228 KWh d’éléctricité spécifique par logement et par an, hors chauffage, eau chaude sanitaire et cuisson. ).

Financement des études

Des avances remboursables, des subventions et un financement participatif vont permettre de réaliser l’ensemble des études, représentant un budget de 375 000€ environ.

Exploitation

Montcel Durable a fait le choix d’une structure sous forme de SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) SAS pour finaliser le développement du projet, car conforme à nos valeurs (gestion transparente, gouvernance locale participative, protection des habitats et de l’environnement, création de richesse sur le territoire).

Dans cette objectif, l’association Montcel Durable, est devenu la SCIC ECCO (Énergie Citoyenne en COmbrailles) le 29 avril 2024.
Elle sera dirigée bénévolement par les représentants désignés par chaque collège (collectivités, citoyens, partenaires, …)

Tout citoyen, collectivité, entreprise ou association ayant abondé ou voulant abonder dans le capital de la SCIC aura pouvoir sur les décisions futures.

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