Quels seront les impacts ?

Les éoliennes, comme les centrales nucléaires, les autoroutes, les usines, ont des impacts. Il convient de les prévoir afin de les limiter.
L’installation des éoliennes est soumise à autorisation environnementale.
Le dossier de demande d’autorisation, intégrant les études initiales et l’étude d’impact, propose la mise en œuvre de mesures pour éviter les atteintes à l’environnement, réduire celles qui n’ont pas pu être évitées et compenser les effets notables qui n’ont pu être ni évités ni suffisamment réduits.
Dans le cadre d’un projet citoyen, une attention particulière est accordée à l’ensemble des impacts :
le nombre de machines est adapté et revu à la baisse, leur positionnement est conditionné aux résultats des pré-études d’impacts, pour limiter au maximum ces derniers.

Un projet citoyen pourra plus facilement baisser sa production dans le but de diminuer les impacts.
Le développeur privé visera plutôt la rentabilité.
Attractivité du territoire

• Plusieurs études ont démontré que la présence d’éoliennes n’a pratiquement pas d’impact sur le marché immobilier local : Une étude réalisée en 2010 dans les Hauts-de-France a conclu que, sur les territoires concernés par l’implantation de deux parcs éoliens, le volume des transactions pour les terrains à bâtir a augmenté, et que le prix du m² n’a pas baissé sur ce secteur. Plus récemment, l’Ademe a étudié l’impact des éoliennes sur l’immobilier entre 2015 et 2020, et a rendu ses conclusions dans un rapport remis en mai 2022. L’étude a détecté une perte de valeur moyenne de 1,5% sur le prix du m² pour les habitations situées à moins de 5 km d’éoliennes. Après 5 km, l’étude conclut à l’absence d’impact détectable. Les maisons situées près d’éoliennes restent des biens qui se vendent facilement.
L’impact est donc minime, alors que les retombées économiques locales, qui seront maximisées ici, peuvent dynamiser l’économie locale et donc valoriser l’immobilier.

• Concernant le paysage, la perception des éoliennes dans un paysage rural est souvent personnelle : les éoliennes peuvent être vues comme construisant un nouveau paysage, témoignant d’une volonté de production d’énergie propre et
maîtrisée localement. Indéniablement elles émergent des paysages existants
Les études paysagères prennent en compte les environnements tant lointains que très proches pour préconiser les solutions les moins pénalisantes.

• Pour le tourisme, la Bretagne, avec 5 fois plus d’éoliennes par habitant qu’en Auvergne, ne subit pas de baisse de fréquentation. Il en est de même en Normandie. Au contraire, un parc éolien peut participer à l’attractivité du territoire : la Lorraine a créé le circuit du parc éolien à Boulange, l’Occitanie organise des visites de son parc à Cuq-Servies.

Santé humaine – Bruit – Lumières

• En mai 2017, l’Académie de Médecine conclut sur les potentiels impacts sur la santé humaine : aucune conséquence sanitaire n’a été mise en évidence au-delà des 500 m réglementaires.
• L’Agence Nationale de SEcurité Sanitaire (ANSES) estime dans un rapport de 2017 qu’il n’existe pas d’effet sanitaire pour les riverains spécifiquement liés à leur exposition aux émissions sonores des éoliennes dans le domaine des infrasons et en basse fréquence.
• Une éolienne moderne à 500 m de distance, fait moins de bruit qu’une conversation à voix basse :
Cadre réglementaire : lorsque le bruit ambiant (bruit de l’environnement + bruit des éoliennes) est inférieur en tout point à 35 dB, il n’y a pas de règle à respecter. Au-dessus de ce niveau, les niveaux sonores supplémentaires liés aux éoliennes ne doivent pas dépasser 5 dB le jour et 3 dB la nuit.
Des bridages (ralentissement des machines) seront peut être nécessaires dans certaines conditions de vent.

• Installé pour que les éoliennes soient vues des avions, le système de flashs lumineux est évoqué comme source de nuisances. Solution : après expérimentations en Vendée, les lumières sont désormais orientées vers le ciel depuis 2021 et sont moins visibles du sol.

Santé animale

Toutes les installations électriques peuvent avoir des courants de fuite, parfois nommés « courants vagabonds ». Ces courants électriques parasites peuvent être propagés à travers le sol via des éléments conducteurs, tels que les eaux souterraines. Les études scientifiques réalisées jusqu’à présent ne montrent aucun impact de ces courants électriques parasites sur la santé de l’homme.
Cependant, il a été constaté que ces courants parasites peuvent affecter le comportement des animaux d’élevage : les structures métalliques de l’exploitation agricole favorisent leur propagation.
On évite cette problématique avec des mises à la terre des bâtiments et en implantant les éoliennes en dehors des failles susceptibles de propager ces courants.

ECCO a donc souhaité anticiper et éviter ces éventuels courants vagabonds en amont: l’expertise a été confiée à Mr Luc LEROY, du réseau Prosantel, expérimenté dans le domaine éolien et dans celui de l’élevage.

Environnement

• De manière générale, les éoliennes sont des systèmes de production d’électricité peu nuisibles pour l’environnement, car moins polluantes, et avec moins d’emprise au sol, en comparaison aux autres modes de production d’énergie.
Le taux d’émission de CO₂ du parc éolien français est de 13 g de CO₂ équivalent par kWh, à comparer aux 82 g de CO₂ équivalent par kWh pour l’ensemble du parc français : L’éolien est un des modes de production d’électricité qui émet le moins de gaz à effets de serre sur l’ensemble de son cycle de vie. L’exploitation d’une éolienne ne génère pas de pollution de l’air, ni de l’eau, et ceci sans en consommer.
• La loi prévoit que le démantèlement des éoliennes doit être garanti financièrement dès la construction des installations, à raison de 50 000€ par éolienne de 2 MW et 10 000€ par MW supplémentaire.
Plus de 90% des matériaux constituant une éolienne sont recyclables :
Le béton est tout ou en partie excavé, concassé et réutilisé, notamment pour la construction des routes. L’acier est recyclé en tant que tel. Le cuivre est séparé et récupéré. Des sociétés spécialisées récupèrent également les métaux des moteurs.
Moins de 10% des éoliennes françaises, les plus anciennes, contiennent des terres rares dans des aimants permanents. Il est encore difficile de les recycler pour l’industrie automobile. En revanche, les 90% restants n’en contiennent pas.
Les pales, 2% du poids restant de l’éolienne, sont faites de matériaux composites. Elles sont actuellement difficilement recyclables. Elles sont valorisées énergétiquement, ou peuvent être réemployées dans du mobilier urbain. Elles font l’objet de recherches visant à recycler chimiquement les matériaux composites couramment employés, ou à concevoir des pâles constituées d’autres plastiques, que l’on peut fondre et réutiliser..
Depuis le 1er juillet 2022, la réglementation impose qu’au minimum 90% de la masse totale des éoliennes démantelées devront être réutilisés ou recyclés, et qu’au minimum 35% de la masse des rotors devront être réutilisés ou recyclés.

En moyenne une éolienne produit l’équivalent de l’énergie nécessaire à sa fabrication et sa mise en place en moins d’un an. Au-delà de cette période, l’éolienne produit une énergie 100% propre durant 20 à 25 ans.